CoB1d-19

Cette fois, il n’y a pas de Catalan ni d’Espagnol. Il y a quelques jours, j’ai dû faire un essai de l’examen de fin de cours de Français B1. Alors, je pratique. Lorsque je lirai ce texte dans quelques années, j’espère qu’il me fait mal aux yeux, exactement de la même manière que mes premiers posts en catalan le font chaque fois que je les relis maintenant. Pour tout il y a un début (et… une fin).  

Peut-être, ceci soit mon sommaire de ces plus-de-trente jours de quarantaine (ou peut-être pas). Ceci bien peut être une indigestion produite par l’infobesité de ces dernières semaines (ou peut-être pas). Peut-être ceci est mon rapport avec la vie, la perte et la mort ou… peut-être, il n’y a aucun lien avec tout cela et ceci ne représente qu’un exercice d’écriture fait contre-la-montre.

En face de moi, j’ai la feuille blanche de la deuxième expression écrite de l’épreuve et j’ai presque trente minutes pour la faire (les 35 minutes restantes de cette section, je les ai consommées en faisant la première rédaction). L’énoncé de l’exercice est court et précis. Lorsque je commence à écrire, je ne sais pas ce qui viendra à la ligne suivante. Le temps est limité et mes ressources sont encore plus limitées, alors ce qui tombe sur le papier est modelé et coupé par des ciseaux maladroits. J’écris rapidement les phrases filtrées selon elles apparaissent dedans ma tête, et seront elles qui appelleront les suivantes. L’horloge ne s’arrête pas et je m’inquiète en attendant de lire la suite de mon récit.

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Texte 2
(125 mots environ)
Rédigez un texte qui commence par la phrase suivante :
"Ce matin-là, j'ai été réveillé par le cri d'une femme..."
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Alors, je me laisse emporter…

Ce matin-là, j’ai été réveillé par le cri d’une femme. Mais elle n’était pas n’importe quelle femme. Non ! Le cri sortait de la bouche de ma femme, juste à côté de moi, sur le même lit que nous partageons. La chose, la plus inquiétante, était qu’elle continuait dans un sommeil profond. Elle ne se bougeait pas. Elle, seulement, criait sans s’arrêter. Criait avec ses yeux fermés, avec son expression douce, avec son corps relaxé. Mais le plus frappant, criait avec sa bouche fermée. Ce matin-là, j’ai été réveillé par le cri d’une femme… morte deux jours avant pendant la quarantaine du Covid-19. Et j’attends toujours mon moment.

One thought on “CoB1d-19

  1. J’imagine que vous devez avoir déjà bien réussi votre examen de français … Je le dis après avoir lu correctement votre essai!!! Felicitaciones!!
    Tu me rappelles beaucoup de Kafka !!
    “J’espère que votre tour ne viendra pas bientôt -comme votre femme- et donc on peut retrouver dans un autre endroit du monde!” Casi escribo: ” …dans un autre part du monde!!” la falta de práctica.-

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